L'HISTOIRE DU VIEUX CHARPENTIER

Un vieux charpentier s'apprêtait à prendre sa retraite.
Il dit à son patron et client (il travaillait sous contrat) qu'il
souhaitait abandonner la construction et se consacrer à sa famille. Sa petite retraite lui permettait de vivre agréablement, à
condition de faire attention.

Son patron et client fut désolé de voir un si bon travailleur
le quitter et lui demanda, comme un service personnel, s'il
pouvait construire une dernière maison.

Le charpentier répondit oui, mais on pouvait voir que le coeur
n'y était plus. Il utilisait des matériaux inférieurs et les finitions
laissaient à désirer. Dommage de finir sa carrière de cette
façon!

Lorsque le charpentier finit son travail et que le constructeur
vint pour inspecter la maison, il remit la clef de la porte
principale à son employé. "Cette maison est à toi", dit-il,
"en reconnaissance pour toutes ces années de bonne collaboration".

Quel choc! Quelle honte! Si seulement il avait su qu'il
construisait une maison qu'il allait lui-même habiter...
il l'aurait faite bien différemment. Il allait devoir vivre dans
la maison qu'il avait construite sans amour.

Il en va de même pour nous tous, Maya.
Nous construisons trop souvent nos vies de manière distraite,
sans amour. Pour certaines choses importantes nous ne donnons
pas le meilleur de nous-mêmes.

Ensuite nous sommes choqués de nous rendre compte que nous avons à vivre dans la maison que nous avons construite.

Si nous y avions pensé plus tôt, nous l'aurions construite
différemment.

Pensez à vous comme à un charpentier. Pensez à votre maison.
A chaque fois que vous donnez un coup de marteau, plantez un clou, érigez un mur... construisez avec sagesse.

Il y a de grandes chances pour que ce soit la seule vie
que vous construirez de cette façon. Même s'il ne vous restait qu'un seul jour à vivre, ce jour mériterait d'être vécu dans la
plénitude et le respect de vous-même.

Il y a une plaque sur le mur de cette maison imaginaire qui dit
"La vie est un projet que vous bâtissez vous-même".

Qui peut le dire plus clairement? Votre vie d'aujourd'hui
est le résultat de vos attitudes et de vos choix passés.
Votre vie de demain sera le résultat des attitudes et des
choix que vous faites... aujourd'hui!



# Posté le vendredi 29 février 2008 09:48

Le caméléon...

Lorsque j'ai découvert le sud du Portugal, on m'a dit que je risquais de surprendre, sur les pierres chaudes ou les murettes ensoleillées, un drôle d'animal
aux yeux ronds et à la peau indécise. Un caméléon, véritable petit bijou préhistorique...

Ce que je ne savais pas, c'est que les caméléons parlaient. Voici ce que me dit l'un d'entre eux, sage parmi les sages, occupé à se faire dorer l'écaille sur
un rocher.

"Humain, tu veux vivre heureux? Alors observe-moi:

- Quand je prends une direction, je ne détourne jamais la tête.

Comme moi tu dois avoir un objectif précis dans la vie et rien ne doit pouvoir te faire revenir sur les choix qui te semblent importants.

- Quand je veux regarder autour de moi, c'est mon oeil qui tourne, pas ma tête.

Comme moi, tu dois t'informer où que tu te trouves, examiner sans te précipiter et comprendre que tu n'es pas le seul de ton espèce sur Terre.

- Quand j'arrive dans un endroit, je prends la couleur des lieux.

Comme moi, saches t'adapter aux hommes que tu rencontres, même à ceux qui te paraissent ridicules. C'est une question de tolérance et de savoir-vivre.

- Quand je lève le pied, je m'assure que là où je vais le poser, c'est le bon endroit.

Comme moi, sois prudent dans la marche, tu éviteras bien des problèmes.

- Quand je me déplace, je prends soin d'accrocher ma queue à quelque chose de solide pour assurer ma route. Comme moi, progresse lentement et sois certain que tu parviendras au but."



La fable dit vrai : si vous voulez vivre en harmonie avec le monde qui vous entoure, les animaux, la nature mais surtout les hommes qui peuplent cette terre, il vous faut adopter un comportement prudent, aimant, tolérant.

Rien de grand ne se fait dans la précipitation.

Faites ce que prescrit mon ami le Caméléon et vous serez surpris du résultat !


"Il y a deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s'adapter à elles."

# Posté le vendredi 29 février 2008 09:25

LES HABITS DU SAGE.

Un Roi, ayant entendu parler d'un Sage dont l'enseignement était réputé dans la région, l'invita à dîner.

Le jour précédent l'invitation, le grand Maître se présenta au palais dans l'habit de mendiant qu'il portait parmi ses disciples. Personne ne fit attention à lui.

Il entra, mais n'eut pas même le temps d'arriver à la salle à manger : les pages du Roi, voyant ce mendiant souiller de sa présence le sol royal, le menèrent vers les cuisines où on lui offrit quelques restes.

Le Sage ne dit rien mais s'en alla comme il était venu.

Le lendemain, il revint chez le Roi, cette fois-ci vêtu de
son plus beau punjabi traditionnel : on lui réserva une place d'honneur au milieu des convives de haut rang.

Mais dès que les pages apportèrent les plats, la réaction du Sage surprit tout le monde: il prit la nourriture dans ses mains et en fit une boule qu'il mit dans ses poches.

Le Roi choisit de ne rien dire mais alors qu'on apportait
le dernier plat, le grand Maître plongea la main à l'intérieur et en retira une pleine poignée de riz qu'il répandit sur son manteau en disant:

« Tiens, c'est pour toi ».

Le Roi, n'y tenant plus lui lança:

« Serais-tu devenu fou, toi que l'on dit si sage ? »

Après un long silence, le Maître répondit:

« Je me suis présenté chez toi hier dans mon habit de mendiant et l'on m'a donné les restes comme à un chien. Aujourd'hui, j'arrive richement vêtu et on m'honore. C'est donc mon manteau que l'on invite, il est normal que ce soit lui qui se nourrisse. »


Sur quoi devons-nous juger autrui ?
Sur les apparences ou sur ce qu'il est vraiment ?

Comme ce Roi, nous sommes trop souvent méfiants et victimes des préjugés de notre caste, de notre famille, de notre condition sociale.

Nous fermons notre cour et notre raison avant de connaître la personne en face.

Avant de juger, écoutons ce que les autres ont à nous dire: nous recueillerons peut-être des secrets très utiles... et s'ils n'ont que de mauvaises paroles, nous saurons alors quoi faire pour les éviter !

# Posté le jeudi 21 février 2008 08:31

À la dernière minute...

A la dernière minute, je me suis dépêchée de me rendre au magasin à rayons pour faire mes emplettes de Noël. Quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait, je me suis mise à maugréer. "Je vais passer un temps interminable ici et j'ai encore tant de choses à faire, Noël commence vraiment à devenir une corvée. Ce serait tellement bien de me coucher et de me réveiller seulement après... Mais je me suis fait un chemin jusqu'au département des jouets et là, j'ai commencé à maugréer contre le prix des jouets en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec. Je me suis retrouvée dans l'allée des jouets.

Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans qui tenait une jolie petite poupée contre lui... Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous? La dame lui répondit avec un peu d'impatience: "Tu le sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter". Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes. Puis elle partit rapidement.

Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée. "C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël. Elle était sûre que le Père Noël lui apporterait. Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement: "Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant. Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte", Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. "Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur. Mon coeur s'est presque arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: "J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin. "Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant : "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur" Puis il baissa la tête et resta silencieux.

Je fouillai dans mon sac à mains, sortis une liasse de billets et demandai au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour voir ?" "Ok" dit-il "Il faut que j'en aie assez" Je glissai mon argent avec la sienne et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous. Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime
tellement les roses blanches..."

Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal, quelques jours auparavant et qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon?

Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai sorti du salon en pleurant, sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon avait pour sa maman et sa soeur était tellement incroyable. Et en une fraction de seconde,
un conducteur ivre lui a tout enlevé.

Espérant que ce message puisse rejoindre quelqu'un dans son coeur et son esprit,
juste assez pour l'empêcher de conduire après avoir pris de l'alcool

Les amis sont des anges qui nous soulèvent quand
nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler...



# Posté le dimanche 17 février 2008 11:31

LE BOL DE BOIS

Un vieil homme affaibli alla vivre chez son fils, sa bru, et son petit fils de quatre ans.
Les mains du vieil homme tremblaient, sa vision était embrouillée et son pas chancelant.

Ils mangeaient tous ensemble à la même table.
Mais, pour le vieux grand-père, manger était difficile à cause de ses mains tremblantes
et de de sa vue brouillée. Les pois glissaient de sa cuillère et roulaient sur le plancher.
Quand il attrapait son verre de lait, il en renversait sur la nappe.

Le fils et la bru devinrent de plus en plus impatients face à ces dégâts.
"Nous devons faire quelque chose avec grand-père," dit le fils.
"J'en ai assez du lait renversé, du bruit en mangeant et de la nourriture sur le plancher."

Alors le mari avec sa femme placèrent une petite table dans un coin.
Là, le grand-père mangeait seul alors que le reste de la famille dînait ensemble.
Comme le grand-père avait brisé une ou deux pièces de vaisselle,
sa nourriture lui était servie dans un bol de bois.

Quand un membre de la famille jetait un coup d'oeil dans la direction du
grand-père assis seul dans son coin, il avait quelques fois des larmes au coin des yeux.
Malgré cela, les seules paroles que le couple lui adressait étaient de durs reproches.

L'enfant de quatre ans observait tout cela en silence.
Un soir, avant le souper, le père remarqua que son fils, assis sur le plancher, jouait
avec des morceaux de bois. Il lui demanda gentiment:
"Qu'est-ce que tu fabriques?"
Tout aussi gentiment, l'enfant répondit:
"Oh, je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous y mangiez votre nourriture
quand je serai grand." L'enfant de quatre ans sourit et se remit à l'ouvrage.

Ces paroles laissèrent les parents sans voix.
Des larmes se mirent à couler sur leurs joues.
Même si aucune parole ne fut prononcée, tous deux surent ce qu'il fallait faire.
Le soir même le mari pris la main du grand-père et gentiment le conduisit à la table familial.
Pour le reste de ses jours, il mangea tous ses repas avec la famille.
Et pour une raison ou une autre, ni le mari et ni sa femme
ne semblaient préoccupés par une fourchette échappée,
du lait renversé, ou une nappe salie.

# Posté le samedi 09 février 2008 12:10